A partir d'un poème de Victor Hugo

 

Fenêtres ouvertes..... Dans la cuisine

J’entends maman dans la cuisine. Lueurs à travers ma paupière.

Le café coule dans la cafetière.

Casser le bol.

L’eau bout dans la casserole.

Croquer la pomme ronde !

Dring ! le micro-onde!

Fenêtres ouvertes…. Dans le salon


J’entends dans le salon. Lueurs à travers ma paupière.

Les enfants jouent aux jeux vidéos.

Le téléphone sonne.

Le chat ronronne.

Les chips craquent.

Les amis trinquent.

Installés sur le canapé, il est bientôt l’heure de regarder la télé.

Fenêtres ouvertes sur la chambre de mon petit frère

J’entends mon petit frère dans la chambre.

Lueurs à travers ma paupière.   

Le lit grince.

La porte claque.

Le tic-tac de l’horloge.

La musique que diffuse la radio.

Le livre tombe.

Vroum ! La voiture roule.

Texte original : Victor Hugo « Fenêtres ouvertes/ Le matin – En dormant » 1877

Fenêtres ouvertes

J'entends des voix. Lueurs à travers ma paupière.
Une cloche est en branle à l'église Saint-Pierre.
Cris des baigneurs. Plus près ! plus loin ! non, par ici !
Non, par là ! Les oiseaux gazouillent. Jeanne aussi.
Georges l'appelle. Chant des coqs. Une truelle
Racle un toit. Des chevaux passent dans la ruelle.
Grincement d'une faux qui coupe le gazon.
Chocs. Rumeurs. Des couvreurs marchent sur la maison.
Bruits du port. Sifflement des machines chauffées.
Musique militaire arrivant par bouffées.
Brouhaha sur le quai. Voix françaises. Merci.
Bonjour. Adieu. Sans doute il est tard, car voici
Que vient tout près de moi chanter mon rouge-gorge.
Vacarme de marteaux lointains dans une forge.
L'eau clapote. On entend haleter un steamer.
Une mouche entre. Souffle immense de la mer.