L’intégration dans les textes officiels :
La mise en oeuvre d'une politique d'intégration
en faveur des enfants et des adolescents handicapés
Circ. n° 82/2
et n° 82-048 du 29 janvier 1982 - B.O n° 5 du 4 février 1982
Circulaire interministérielle
Extraits :
(...) L'intégration vise tout
d'abord à favoriser l'insertion sociale de l'enfant handicapé en le plaçant
le plus tôt possible dans un milieu ordinaire où il puisse développer sa
personnalité et faire accepter sa différence.
(...) L'intégration individuelle dans une classe
ordinaire doit être recherchée en priorité et s'accompagner, à chaque
fois que cela s'avère nécessaire, d'une aide personnalisée sur le plan
scolaire, psychologique, médical et paramédical. Lorsque leur handicap
requiert l'intervention permanente des spécialistes ou nécessite une
importante adaptation de la scolarité à leurs besoins particuliers, l'intégration
collective permet de regrouper ces enfants dans des classes spécialisées.
Enfin, il est nécessaire de prévoir des modalités encore plus souples de manière
à permettre à un enfant ou à un groupe d'enfants de participer à certaines
activités seulement de l'établissement scolaire (...).
Des formes encore inédites d'intégration
seront encouragées si ces innovations permettent de
répondre à des situations individuelles particulières ou d'accueillir des catégories
d'enfants jusque là exclues de ce processus dès lors qu'elles n'entraîneront
pas de nouvelles formes de ségrégation. (...)
Mise en place d'actions de soutien et de soins spécialisés
en vue de l'intégration dans les établissements scolaires ordinaires des
enfants handicapés ou en difficulté en raison d'une maladie, de troubles de la
personnalité ou de troubles graves du comportement.
Circ. n°
83-082, 83-4 et 3/83/S du 29 janvier 1983 - B.O n° 8 du 24 février 1983
Circulaire interministérielle
Extraits :
L'intégration scolaire peut
prendre des formes différentes :
a, b, c) il peut s'agir d'une intégration
individuelle (...), collective (...), ou organisée par exemple dans le cadre du
projet éducatif d'un établissement ou service spécialisé dont relève
l'enfant ou l'adolescent. (...)
Quelles que soient les modalités
retenues, un projet éducatif individualisé doit être élaboré en commun par
les familles, les enseignants, les personnels spécialisés et les établissements
et services spécialisés intéressés.
II.1)
Le rôle du chef d'établissement ou du directeur d'école.
Il appartient au chef d'établissement
scolaire ou au directeur de l'école élémentaire ou maternelle, après
consultation des différents conseils, en liaison avec l'organisme prestataire
de services, de s'assurer des conditions de bonne organisation de ces activités
tenant compte à la fois des exigences de la vie scolaire et des contraintes liées
à la nature des interventions spécialisées (…)
Il s'assure que les enseignants,
les personnels spécialisés et les familles sont associés à la détermination
des objectifs pédagogiques et thérapeutiques. Dans le
respect des compétences de chacun, il veille à la mise en oeuvre effective du
projet éducatif élaboré pour chaque enfant ou groupe d'enfants et assure
la coordination des moyens et des interventions pour garantir une bonne cohérence
entre les activités scolaires et les actions
de soins et de soutien dispensées au sein de l'école. A ce titre il préside
les réunions de synthèse dont tous les participants sont soumis au secret
professionnel.
III-
1.1. Initiative des projets .
S'il revient en premier lieu aux
services extérieurs du ministères des Affaires sociales et de la solidarité
nationale, du ministère de la Santé et du ministère de l'Education nationale
de réunir les moyens nécessaires à l'intégration, l'initiative des
projets appartient aux familles et à leurs associations, aux équipes pédagogiques,
aux chefs d'établissement et directeurs d'écoles maternelles et primaires,
(...) ainsi qu'aux responsables et personnels des établissements et
services du secteur médico-social ou sanitaire, aux collectivités locales, ou
à tout autre organisme ou personne susceptible de collaborer à l'intégration
scolaire. (...)
Intégration scolaire des enfants et adolescents handicapés
Circ. n° 91-302 du 18 nov. 1991 - B.O. n° 3 du 16 janv. 92
Circulaire interministérielle également publiée dans le Bulletin Officiel du
ministère des Affaires sociales sous le n° 91-33, en date du 06-09-91
Extraits :
La loi
d'orientation en faveur des personnes handicapées du 30 juin 1975 a institué l'obligation
éducative pour les enfants et adolescents handicapés et a fixé comme objectif
prioritaire leur intégration en milieu scolaire ordinaire.
...
Le souci permanent sera de répondre aux besoins fondamentaux de l'enfant et de
l'adolescent : droit à l'éducation et droit à la santé.
Par ailleurs,
compte tenu de la nature et de l'importance du handicap, des dérogations seront
admises aux dispositions du règlement scolaire chaque fois qu'elles ne sont pas
préjudiciables au fonctionnement de l'école ou de l'établissement scolaire.
Il demeure que l'élève doit être capable, d'une part, d'assumer les
contraintes et exigences minimales qu'implique la vie scolaire et, d'autre part,
d'avoir acquis ou être en voie d'acquérir une capacité de communication et de
relation aux autres compatible avec les enseignements scolaires et les
situations de vie et d'éducation collective. Le projet pédagogique, éducatif
et thérapeutique, institué par la circulaire du 29 janvier 1983, précisera
pour chaque élève intégré, les objectifs visés et les moyens mis en oeuvre.
...
La mise en œuvre d'une politique d'intégration amènera nombre d'enfants et
d'adolescents jusqu'alors accueillis dans les établissements spécialisés à
être intégrés dans les structures de l'éducation nationale.
...
Je vous demande de veiller à ce que les conditions favorables soient créées
pour que les actions d'intégration déjà nombreuses trouvent les moyens d'un
nouveau développement et que les besoins exprimés puissent être satisfaits.
Les
dispositifs de l'adaptation et de l'intégration scolaires dans le premier degré
Circ. n° 2002-113 du 30 avril 2002 - B.O. n° 19 du 9 mai 2002
Extraits :
III.1 Des modalités d'intégration
souples et diversifiées
Un projet d'intégration
individuelle dans une classe élémentaire sera élaboré chaque fois que la démarche
apparaît réalisable et permet à l'élève de poursuivre tous les
apprentissages dont il est capable.
Il est important de souligner qu'un certain nombre d'enfants handicapés peuvent
être intégrés individuellement avec les moyens propres de l'école et/ou avec
l'appui d'aides techniques. Dans bien des cas néanmoins l'accompagnement par un
service spécialisé ou de soins est indispensable.
Projet
d’intégration individuelle des élèves
de la CLIS pour la rentrée 2004
L'objectif premier de la CLIS est de constituer un groupe à fonction contenante. En effet, la plupart des élèves accueillis ont bénéficié en école maternelle ou élémentaire d’une intégration individuelle, partielle ou complète avec l’aide ou non d’une aide éducatrice ou d’un maître de CLIS itinérante. Les enfants doivent, désormais, s'accepter les uns les autres, avoir le même statut, vivre et travailler ensemble dans le cadre exigeant de l'école élémentaire. C’est pour cette raison qu’il me semble important de maintenir des temps de regroupements collectifs au sein de notre classe.
L'éducabilité cognitive est le fil conducteur du projet collectif de la classe mais aussi du projet individuel de l’élève : il s’agit de créer les conditions pour que chacun, selon ses capacités, puisse progresser à son rythme avec de nombreuses répétitions, des allers et retours permanents. Il est nécessaire de créer du sens pour permettre aux enfants de se construire des savoirs. Il s’agit de permettre aux enfants d'accéder au statut d'élève, en leur donnant la possibilité de se mettre en accord avec eux-mêmes, en leur donnant confiance dans leurs possibilités, en dédramatisant l'échec, afin qu'avec une meilleure image narcissique, ils puissent trouver le plaisir et le désir d'apprendre. Le facteur temps est essentiel.
L’enjeu est de permettre à ces enfants de devenir des élèves à part entière au milieu des autres élèves de l’école élémentaire qui, eux, apprennent à accepter la différence. C’est pour cette raison que les intégrations individuelles sont nécessaires pour chaque enfant. Elles vont répondre aux besoins de chaque élève, dans le cadre de son projet individuel. Elle peuvent être de type socialisant : chacun apprend à vivre ensemble, sous forme de tutorat qui est un outil possible à l’intégration individuelle, et l’intégration par discipline. (maîtrise de la langue, découverte du monde, mathématiques etc….)
1.
L’Intégration de type socialisant
Une classe
d’accueil (classe marraine), pour chaque élève de la CLIS. L’objectif de
cette classe serait :
-
D’être une classe repère en cas
d’absences de la maîtresse (une
pochette avec diverses fiches répondant aux besoins de l’élève accueilli
sera prévue par maître)
-
De permettre une
intégration pour les séquences d’EPS tout au long de l’année, afin
que chaque élève de la CLIS puisse participer aux diverses journées sportives
organisées (journée foot, journée athlétisme…)
-
De pouvoir participer aux sorties, aux divers événements de l’école (carnaval)
avec cette classe
-
De permettre des créer des liens
conviviaux entre les élèves avec, par exemple,
des invitations réciproques aux anniversaires (élèves tuteurs dans la
classe marraine)
Ce type
d’intégration fera l’objet d’une évaluation des compétences
transversales. Les compétences évaluées seront fonction des besoins des élèves
et du règlement intérieur de chaque classe. C’est à partir de ces différentes
données que la grille d’évaluation sera construite individuellement.
2.
Le tutorat
Pour une
organisation possible du tutorat, voir document en annexe
-
Participation
au défi Internet, voir document en annexe
- Prise en charge du journal scolaire par la CLIS avec tutorat des élèves du CDE.
3.
Intégration avec objectifs pédagogiques
Diverses formes possibles en fonction des
besoins des élèves :
-
plusieurs fois par semaine en mathématiques,
lecture, découverte du monde
-
sur un temps court pour un projet précis
(fête des mères, carnaval…)
3.1
Propositions par enfant
|
Prénom |
Année
de naissance |
Classe
marraine |
Domaines
de l’intégration (les compétences
à travailler seront définies dans un projet individuel d’intégration
à la rentrée) |
|
Dimitri |
1993 |
CM2 |
Dans le domaine de la langue : en vocabulaire, grammaire,
conjugaison en CM1 Dans le domaine mathématique : en géométrie, techniques opératoires
en CM1 et CM2 En découverte du monde en CM2 et anglais en CM1 |
|
Aurélien |
1995 |
CE1 |
En découverte du monde en CE1 |
|
Kévin |
1993 |
CM1 |
Découverte du monde, Anglais en CM1 Dans le domaine de la langue : lecture, vocabulaire, grammaire,
conjugaison Dans le domaine mathématique en CE2. |
|
Jason |
1994 |
CM2 |
Intégration par projet |
|
Aurore |
1995 |
CE2 |
Théâtre Arts plastiques en CE2 |
|
Sylvain |
1996 |
CE1 |
Intégration en Arts Plastiques en CE1 |
|
Ryan |
1997 |
CP |
Intégration en mathématiques et en lecture en CP |
|
Arthur |
1995 |
CE2 |
Arts plastiques et intégration par projet |
|
Aline |
1994 |
CM1 |
Découverte du monde et
lecture en CE1 |
|
Daisy |
1993 |
CM2 |
Dans le domaine mathématiques en CE2 En Arts plastiques en CM2 |
|
Hélène |
1994 |
CE2/CM1 |
Arts plastiques en CE2/CM1 Domaine de la langue : orthographe ; vocabulaire, conjugaison
en CE2 Lecture en CE1 |
3.2 Intégration
de la CLIS complète
-
Piscine avec les deux classes de
CE2 et 9 élèves du CE2/CM1 sur une demie-année
-
Diverses sorties scolaires en fonction
des divers projets qui seront mis en place dans le courant de l’année.
4.
Organisation générale
Les classes
marraines peuvent se mettre en place dès le mois de septembre ainsi que les intégrations
pour les élèves déjà présents les années précédentes.
Un emploi
du temps individuel sera élaboré par élève.
5. Le tutorat
5.1
Préparation
-
Sensibilisation de tous les partenaires,
par le biais de concertation.
-
Sensibilisation des familles par le biais
du Conseil d’Ecole par exemple ou par un mot à destination de toutes les
familles
-
Des élèves par une intervention de
l’enseignante de la CLIS et de l’aide éducatrice dans chaque classe de l’école.
Cette intervention permettrait de donner des explications générales sur le
handicap adapté à chaque niveau, de donner le cadre des actions de tutorat et
de répondre aux interrogations des élèves.
5.2
Planification des actions de tutorat
Les questions
posées par les élèves lors des interventions dans les classes serviront de
base à la réflexion :
Thèmes de réflexion
possibles :
- pourquoi devient-on tuteur
-
à quoi s’engage-t-on quand on devient
tuteur ?
-
dans quels activités les tuteurs
interviennent-ils ?
-
comment intervient le tuteur ?
-
combien de temps ? etc….
Les enfants des classes « ordinaires » qui désirent faire du tutorat doivent être volontaires. L’engagement d’être tuteur doit être pris pour un temps déterminé en fonction d’un projet, de compétences à travailler. Les tuteurs doivent avoir la possibilité de faire part de leur questionnement, de leurs impressions et de parler des difficultés qu’ils rencontrent rapidement que ce soit à l’enseignante de la CLIS ou à l’enseignante de la classe.
Il est possible, aussi, qu’un élève de la CLIS soit le tuteur d’un élève de classe ordinaire.
5.3.
Quelles formes le tutorat peut-il prendre ?
-
Le tutorat régulier : pour une
semaine, plusieurs semaines, un trimestre…
-
Le tutorat ponctuel : pour fêter
les anniversaires, le carnaval, une journée sportive par exemple.
-
Le tutorat inversé : un élève de
CLIS devient le tuteur d’un élève de classe ordinaire dans le cadre d’un
projet, d’une activité ou pour les mêmes temps ponctuels cités précédemment.
-
Le tutorat sur les temps de récréations,
de cantine.
5.4.
Les enfants tuteurs
Ils
doivent être volontaires. Les enfants en situation de difficulté scolaire dans
le cadre des classes ordinaires peuvent être tuteurs. Ils peuvent trouver une
valorisation importante dans ce rôle.
5.5.
Le suivi du tutorat
Dans le cadre
d’un tutorat régulier ou inversé, l’enseignante de CLIS écrira les
objectifs précis de l’intervention du tuteur, afin de réguler les actions si
cela s’avère nécessaire.
Des bilans
semblent indispensables. Ils peuvent prendre plusieurs formes :
-
une (ou plusieurs) « permanence(s) »
(jour et heure fixe sur un temps de récréation) à laquelle les tuteurs qui le
souhaitent peuvent participer. Il serait peut-être nécessaire d’envisager un
inscription avant pour une meilleure gestion du groupe. Si les tuteurs sont trop
nombreux, ils ne pourront s’exprimer.
-
un bilan fait, une fois, par trimestre
avec la classe entière pour permettre des échanges et inciter d’autres
enfants à devenir tuteur.
- un bilan régulier fait entre les tuteurs et les élèves de la CLIS (un samedi matin par trimestre par exemple)
5.6 Deux types de tutorat possibles avec la CLIS
Tutorat défi Internet
L’académie
de Grenoble organise des défis scolaires Internet (4 par an). Les élèves de
la CLIS ont participé à deux défis lors de l’année scolaire 2003-2004. La
difficulté principale pour les élèves de CLIS est que la lecture est omniprésente
dans les 4 modules et de tirer les informations utiles dans un document.
Les
compétences générales sollicitées, dans différents domaines,
pour les élèves tuteurs dans le cadre de ce tutorat sont les suivantes :
-
Traiter des informations à travers la lecture de page web.
-
Lire
et de comprendre un texte de type informatif
-
Travailler
en groupe.
-
Formuler correctement des réponses écrites en vue d’être lu par les élèves
d’une autre classe.
-
Respecter un contrat passé avec d’autres élèves…
Dans
le cadre des TICE :
-
Relever dans un texte des mots suffisamment importants pour les utiliser comme
« mots-clés »
-
Utiliser
un moteur de recherche
-
Se repérer dans un site web
-
Différencier certains termes spécifiques à la navigation sur Internet
-
Découvrir un vocabulaire spécifique au domaine de l’informatique
-
Utiliser une messagerie électronique
-
Rédiger correctement un texte pour l’envoyer par messagerie électronique
-
Distinguer les différentes fonctions de la messagerie électronique….
Adresse
du site des défis
http://www.crdp.ac-grenoble.fr/defi